lundi 26 janvier 2009

La cité d'Angkor !

Siem Riep, Cambodge

Le choc du Cambodge passé, nous avons pu nous acclimater aux façons de faire locales et passer de bons moments. Après Kampot, nous nous sommes arrêtes à Takeo avant de repartir pour Siem Riep. Takeo est une ville beaucoup moins touristique que Sihanouk et Kampot, mais il y a quand même des choses à vivre. Entre autres, nous avons fait un tour de bateau qui nous a conduits jusqu'à un vieux temple de l'époque pré-angkorienne. Les rivières ici sont exploitées de manières surprenantes. Quotidiennement, les cambodgiens (beaucoup de cambodgiens) passent le filet dans les eaux pour les purger de leurs poissons et ils ratissent le fond pour qu'il ne reste rien de rampant. Pourtant, les rivières continuent de grouiller de vie. C'est impressionnant, mais pour nos yeux de bobos écolos, il y a place au doute sur la pérénité de ces pratiques...



Depuis avant hier, nous sommes à Siem Riep, ville qui borde le terrain de l'ancienne cité d'Angkor. Angkor était la capitale de l'empire Khmer à son apogée, une ville de temple tout en pierre aux millions de gravures. C'est grand, c'est magnifique, et dans certains coins, c'est même assez apaisant. C'est la place parfaite pour s'arrêter et tomber dans un état de contemplation. Observer l'existence, se demander qu'est-ce qui reste des bâtisseurs d'Angkor, sur l'absurdité de nos activités... J'ai l'impression que le voyage spirituel à l'intérieur de moi-même pourrait me conduire loin, mais à 20$US l'entrée à Angkor, on a plus ou moins le temps. Mais quand même, peut-être cet après-midi, on va se le permettre.



Sinon, pour parler un peu du quotidien, on s'en tire vraiment pas mal. La nourriture khmer plaît beaucoup à Marc-André, tant qu'il n'a pas à manger des homards, des crevettes ou autres fruits de mer insolites. On n'a pas tant essayé de trucs qui sortent de l'ordinaire jusqu'à présent. Ce qu'on fait, c'est qu'avec nos amis du moment (on a pas soupé sans nouveaux amis depuis Trat), on commande chacun une assiette qu'on met en partage au milieu de la table. C'est la meilleure façon de faire un tour d'en essayer le plus possible. Pour vous décrire la nourriture, ça ressemble quand même assez à ce qu'il y a au Paradis d'Asie, mais préparé façon cantine. Pour les toilettes, ce sont souvent des toilettes a l'occidental, mais il y a rarement du papier... Il y a mieux, c'est une espèce de petite hose. Une fois qu'on est habitué d'avoir les fesses trempées en se levant du bol, on ne s'ennuie plus du papier. Dans mon cas etk, il arrive encore a Marc-André de boucher quelques toilettes en y mettant son papier (souvent en Asie, il faut jeter le papier dans une poubelle et pas dans la toilette). C'est arrivé une fois à ma connaissance. Pour le trou dans le sol, je suis aussi passé par là. Heureusement il y avait la hose, je suis pas très pressé d'y aller avec la main pour m'essuyer. Pour les bibittes, franchement, on n'a pas été confronté aux monstres qu'on pensait trouver. Il y a des grosses ruches, mais les abeilles s'y collent et ne sont pas dérangeantes. Pour l'exotisme, au moins, il y a les geckos. Ces lézards envahissent tous les hôtels une fois la noirceur tombée. Ce sont mes amis, ils bouffent des maringouins (ça ne manque pas ici, mes jambes sont recouvertes de cicatrices de piqûres grattées trop intensément). Sinon, comme j'ai dit, chaque jour apporte ses nouveaux amis. Souvent, on se rencontre directement à la gare où on échange des tuyaux sur les auberges en ville, mais les auberges sont aussi une bonne place pour rencontrer d'autres voyageurs. Finalement, pour parler bière, elle est facile à trouver, dispendieuse au Cambodge mais très abordable en Thaïlande. La bière est bonne, et pour des désinvoltes, elles sont même meilleures que la plupart des nôtres. Mais peu importe l'endroit et le prix, en fin de soirée, la bière est toujours un multiplicateur fiable de happiness.


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