vendredi 30 janvier 2009

Phnom Pehn

Nous voilà à Phnom Pehn depuis trois jours, nous partons demain pour le Vietnam. Ce séjour dans la capitale cambodgienne aura été plus long que prévu, question de visa. On a besoin du visa avant de se présenter à la frontière vietnamienne, mais comme c'est la fête du Tet en ce moment, c'est un peu plus long l'obtenir. Ce soir, nous l'aurons, et nous partirons demain pour le delta du Mekong. Ensuite, court passage à Ho Chi Min et cheminement vers les montagnes du Nord.

A Phnom Pehn, peu de choses à faire sinon le musée du génocide. Les Khmers rouges, après avoir évacué la ville, ont transformé un lycée en prison politique. Les gens y étaient torturés avant d'être abattus. Sur 20,000 détenus (hommes, femmes, enfants), il n'y a eu que sept survivants lorsque les vietnamiens ont libéré la ville. La mort à grande échelle est une chose d'abobinable, mais la torture est là où le crime devient vertigineux. Les Khmers rouges étaient complètement cinglés. Dire que quand les vietnamiens les ont renversés, ils ont eu le soutien de la Chine, de la Thaïlande et des États-Unis pour poursuivre leur guérilla...

Sinon, bien, je peux vous parler du trafic. Nous étions très impressionnés au début par la façon de circuler des cambodgiens. C'est chaotique et il y a des voitures, des motos, des vélos et des piétons allant dans tous les sens. Chacun, pour se faire voir, y va d'une symphonie de klaxon. C'est bruyant et polluant. Seulement... je me sens plus en sécurité dans ce bordel que sur nos propres routes ! Ici, les gens ne roulent pas vite et ils sont aux aguets de ce qui se trouve sur la route. On peut traverser le plus gros boulevard à l'heure de pointe en marchant tranquillement. C'est la façon de faire ici, mais oh ! complètement impensable même sur la main à Victo !

Par contre, la façon de gérer les matières résiduelles ici est un vrai conte d'horreur. Tout se jette dans la rue ou dans le lac. Souvent, pour se débarrasser des plus gros tas d'ordures, les cambodgiens les font brûler. Ça rajoute à l'atmosphère saturée de gaz d'échappement et de fumée de barbecue de charbon de bois. Il faut dire par contre que je n'ai pas vu, ou si peu, de matières putréfectibles. Donc, côté odeurs, ça passe. C'est même moins pire que les villes françaises aux odeurs de déjections canines. Pour le lac, malgré les fonds qui doivent être 10 fois recouverts de plastique et de tout ce qui est imaginable, il grouille encore de poissons (et ces poissons se retrouvent souvent dans nos assiettes).

Je vous laisse sur un petit melting pot de photos que je n'ai pas réussi à mettre en ordre.





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