mercredi 4 février 2009

Mitraillette !

Maddoz avait raison : tirer du M-60 peut provoquer une érection. Bon, on ne tenait pas le fusil dans nos mains vu qu'il était attaché au stand de tir, mais on pouvait sentir un peu le recul quand même, on voyait les éclats au point d'impact de la balle et j'ai dû perdre momentanément 50% de mes capacités auditives. Une chance qu'ils ne prenaient pas la carte de crédit, j'aurais sûrement hypothéqué mon fonds de pension (d'une éventuelle job, un jour on verra si ça arrive) aujourd'hui. Au menu : cinq balles de M-1, 5 balles de Ak-47 et 5 balles de M-60. Tirer une rafale de 5 balles au M-60 prend moins de 2 secondes mais je vais pouvoir écœurer tous ceux qui ne l'ont pas fait pendant au moins 2 vies avec ça. Sinon les tirs de mitrailleuses, nous étions à Cu Chi dans un musée sur la guerre du Vietnam. Là-bas, les Viêt-Cong avaient établi un réseau de 200km de tunnels souterrains où certains ont passé plusieurs années de leur vie. Pour se déplacer, impossible de s'accroupir, il faut ramper. Il ne fallait pas être claustrophobe, surtout qu'à la surface, c'était la mort. Au moindre signe de vie, les B-52 américains pouvaient mettre la jungle à feu et à sang. Alors les gens vivaient sous la terre, carrément. Il y a même eu des naissances dans les ténèbres de ces tunnels ! Les quelques tunnels réaménagés pour les touristes ne peuvent pas vraiment permettre de vivre l'expérience que cela a été de se promener dans les vrais tunnels, mais il faut être sur place pour comprendre comment pénible le combat des Viêt-Cong aura été. De retour à Ho Chi Minh, visite au musée de la guerre. Après s'être amusés comme des gamins avec les machine-guns les plus communs du conflit, ce musée nous plonge douloureusement dans le contraste qu'il y a entre la guerre romancée et la guerre telle que les vietnamiens l'ont vécue. Difficile de décrire l'inhumanité d'un bombardement à l'agent orange. La prochaine fois qu'un wanabe redneck vient me dire que les "hippies" qui s'opposent à la guerre ne comprennent rien au monde qui nous entoure, je le punch dans la face. Il n'y a pas d'excuses pour faire une guerre sale.


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